Les Étoiles du Documentaire Marseille

Sélection par les autrices et auteurs de l’AARSE de films primés par la Scam et diffusés lors du Festival des Étoiles à Paris

Créées en 2005, Les Étoiles du documentaire récompensent chaque année 30 films documentaires choisis parmi les 500 inscrits au répertoire de la SCAM. Un seul critère : la qualité et la force des films au-delà du sujet, de l’auteur, du diffuseur.

Les films étoilés, en présence de leurs auteurs et autrices, rencontrent leur public lors du Festival Les Étoiles du documentaire au Forum des images à Paris, puis en région.

Du 23 au 26 septembre, les étoiles scintilleront dans le ciel marseillais à l’initiative de l’AARSE (Association des auteurs réalisateurs du sud-est). Le temps d’un week-end, Videodrome 2 et La Baleine accueilleront projections, débats et rencontres. La SCAM et la Cinémathèque du Documentaire seront les marraines du festival.

Sept films ont été choisis par le groupe « Des Étoiles à Marseille » parmi les trente primés au niveau national fin 2019. Un choix subjectif certes, mais des films qui bousculeront nos certitudes et reformuleront à l’échelle de microcosmes humains les questions essentielles de la vie.

Le film M de Yolande Zauberman, ouvrira le festival. Six autres films documentaires étoilés seront présentés en présence de leurs auteurs et autrices.

 

Plus d’informations sur la Scam et les Étoiles

Vidéodrome 2 et La Baleine
Du 23 septembre au 26 septembre
Entrée libre
www.videodrome2.fr
Cours Julien
13006 Marseille

Article paru le mercredi 15 septembre 2021 dans Ventilo n° 450

Les Étoiles du Documentaire

Pense avec les stars

 

Du 23 au 26 septembre, le festival Les Étoiles du Documentaire, proposé par la SCAM et la Cinémathèque du Documentaire, pose derechef ses valises dans la cité phocéenne, au Videodrome 2, à La Baleine et au Centre Pénitentiaire des Baumettes, en collaboration avec Lieux Fictifs et l’Association des Auteurs Réalisateurs du Sud-Est. Quatre jours pour explorer l’écriture documentaire et les praxis d’un geste artistique devenu majeur.

    L’espace de diffusion accordé en salles aux documentaires n’a cessé d’augmenter de manière exponentielle ces dernières décennies, jusqu’à atteindre en 2019 — dernière année complète de référence pour l’exploitation cinématographique — son plus haut niveau, soit plus de cent cinquante films à l’affiche, représentant 20 % des sorties dans l’hexagone. Ce bouleversement n’a rien d’anodin, développant certaines mutations dans notre rapport à l’image, ainsi que la représentation d’un monde en mouvement : le geste documentaire, encore empreint aujourd’hui des cinématographies d’artistes fondateurs — Jean Rouch, Frederick Wiseman, René Vautier, Johan Van Der Keuken, la liste est longue — se substitue d’une part à l’indigence du médium télévisuel et d’autre part à la vacuité de l’information numérique. Au-delà encore, le documentaire développe désormais presque systématiquement — le cinéma en est toutefois empreint dès ses origines — une construction protéiforme des langages, où les frontières de l’écriture oscillent entre réel et imaginaire. Parmi les propositions festivalières consacrées à cette production, l’une des plus passionnantes reste bel et bien les Étoiles du Documentaire. Créé en 2005, cet événement associera la SCAM et la Cinémathèque du Documentaire, ainsi, à Marseille, que l’AARSE, l’Association des Auteurs Réalisateurs du Sud-Est. Films, échanges, tables rondes et masterclass égrèneront un programme particulièrement captivant, à commencer par la présence de l’excellente cinéaste Yolande Zauberman : vingt-cinq ans après le magnifique Moi Ivan, Toi Abraham, son dernier opus M nous avait enthousiasmés sans réserve ! L’occasion ici de (re)découvrir cette œuvre majeure, en présence de la réalisatrice, qui proposera également la prometteuse masterclass Filmer l’intime comme lieu de résistance. Parmi les films sélectionnés lors de ces quatre jours, citons épars Coming out de Denis Parrot, Mon nom est clitoris de Daphné Leblond et Lisa Billuart Monet, Rencontrer mon père d’Alassane Diago, Le Monde selon Amazon d’Adrien Pinon et Thomas Lafarge ou L’Homme a mangé la terre de Jean-Robert Viallet, dont le dernier film, Des hommes, co-réalisé avec Alice Odiot et tourné aux Baumettes, avait été l’un des beaux moments cinématographiques de ces dernières années. Ces rendez-vous sont d’autant plus essentiels que réalisatrices et réalisateurs accompagneront chaque séance. Enfin, la table ronde De bonnes pratiques pour de bons films – Auteurs, producteurs, diffuseurs, proposée au Videodrome 2 le samedi 25 septembre par l’AARSE, permettra, en point d’orgue de cette manifestation, de repenser la place du documentaire, de sa fabrication à sa diffusion, dans un contexte de mutation profonde des pratiques.  

Emmanuel Vigne

   

Les Étoiles du Documentaire : du 23 au 26/09 au Vidéodrome 2 et à la Baleine (Cours Julien, 6e).

Rens. : https://www.videodrome2.fr/les-etoiles-du-documentaire-festival/

Le programme complet des Étoiles du Documentaire ici